Prélèvements d\'organes et de tissus
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Prélèvements d'organes et de tissus

Les dons d’organes réalisés chaque année en France ne couvrent pas les besoins. Chaque année, des personnes décèdent, faute d’avoir pu recevoir l’organe indispensable. Sous l’égide de l’Agence de la biomédecine, le Centre Hospitalier de Pau est autorisé à coordonner les dons d’organes et de tissus.

Lorsqu’un patient décède de mort encéphalique(1) dans l’une des unités de réanimation du Béarn, l’équipe de coordination des prélèvements d’organes et de tissus rencontre la famille du donneur potentiel pour rechercher le témoignage de la volonté du défunt. Cette recherche est incontournable. Faire connaître à ses proches sa position en faveur ou en défaveur du don, c’est prendre soin d’eux, leur éviter de porter la charge morale d’une telle décision : « Pour ou contre le don d’organes, dites-le à vos proches ! »(2). Le port d’une carte de donneur ne dispense pas de la rencontre des proches avec un membre de la coordination mais c’est alors clairement pour expliquer et partager les mesures prises pour mettre en œuvre les volontés du défunt. Il n’y a pas d’âge limite pour donner. Avant le prélèvement, une évaluation de l’état de chaque organe du donneur permet de définir le bénéfice que sa transplantation peut apporter au receveur.

La coordination organise également les prélèvements de cornées indispensables au traitement de certaines pathologies. Les grands principes restent les mêmes et la rencontre avec les proches reste indispensable, mais le prélèvement se fait sur défunts à cœur arrêté. Le nombre des donneurs potentiels est plus important puisque chacun de nous, un jour, peut être un donneur.

Remarque : Il convient de différencier ici le don d’organes et de tissus, du don du corps à la médecine. Ce dernier s’organise de son vivant avec la Faculté de Médecine. En Aquitaine, il convient de contacter le laboratoire d'anatomie de la Faculté de médecine de Bordeaux II - Tél. : 05 57 57 14 34.

En cas de mort encéphalique, compte tenu des besoins en organes, le don d’organes est prioritaire sur le don du corps et dès lors, la Faculté de médecine ne prend plus en charge la dépouille du défunt.

(1) Mort encéphalique : destruction totale et irréversible des deux hémisphères cérébraux et du tronc cérébral. Seuls 3 000 cas sont recensés par an en France, en moyenne 13 en Béarn. En cas de mort encéphalique dans une unité de réanimation, l’activité cardiaque et donc la perfusion sanguine des organes sont préservées artificiellement pendant quelques heures, préservant ainsi les organes. Un défunt par mort encéphalique ne peut pas être maintenu en unité de réanimation si l’objectif des soins n’est pas le don d’organes et de tissus.

(2) L’inscription sur le Registre National des Refus (RNR) est possible pour tous citoyens âgés d’au moins 13 ans. Ce registre est systématiquement interrogé par l’un des membres de la coordination dès la confirmation de l’état de mort encéphalique. Pour s’inscrire sur ce registre ou avoir plus de renseignements sur le don d’organe et de tissus, contactez l’Agence de la biomédecine - 1 Avenue du Stade de France - 93212 Saint Denis la Plaine CEDEX - Tél. : 01 55 93 65 55

QUELQUES CHIFFRES-CLÉS

  • 13 décès de mort encéphalique recensés en Béarn en moyenne chaque année.
  • Environ 8 dons réalisés par an.

  • Espace recrutement